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Suicide...  posté le mercredi 26 mars 2008 18:03

Blog de darkgoth2 : Sweet But Deadly, Suicide...
L'Amour au-delà de la mort ?

 



Il ouvrit la porte de la salle de bain. Ce qui le frappa ce fut le froid qui régnait dans cette pièce. La fenêtre était grande ouverte, ce qui le surprit. On était en plein hiver ! Il promena son regard dans la salle. Le soulagement le submergea. Elle était là ! Adossée contre la baignoire. Son soulagement fut de courte durée, d'un coup la panique le gagna. Il l'avait retrouvé oui, mais dans quel état ? Elle était couverte de sang ! Elle leva la tête vers lui. Elle était toujours aussi magnifique malgré ses yeux rouges et humides et les longues trainées noires qu'avait laissé son mascara sur ses joues rosies par le froid. Elle avait pleuré. Le vent glacé faisait voler les rideaux qui semblaient se prendre pour des fantômes. Il s'agenouilla près d'Elle. Son regard tomba immédiatement sur le fond de la baignoire. Il y avait beaucoup de sang ! Trop de sang ! Il baissa les yeux vers Elle et vit avec horreur ses poignets mutilés et la lame qu'Elle tenait encore entre ses petites mains fragiles.
NON ! Elle ne pouvait pas le laisser maintenant ! Pas au moment où Il avait le plus besoin d'Elle ! Elle ne pouvait pas l'abandonner ! Elle ne pouvait pas mourir ! Il la prit dans ses bras. Il fallait qu'Il fasse quelque chose pour arrêter ça. Pour la sauver ! Mais Il ne parvenait pas à bouger. Il était tétanisé, paralysé ! Elle ferma les yeux.
NON ! NON ! NON ! Elle ne pouvait pas le quitter ainsi ! Des larmes coulèrent sur ses joues. C'était comme si on lui arrachait une partie de son âme ! Une partie de lui !
Elle entrouvrit légèrement ses paupières et le fixa intensément de ses superbes yeux verts et laissa échapper un murmure : « Je t'aime. »
Il en fut ému. Cela faisait tellement longtemps qu'Il espérait l'entendre prononcer ces mots ! Mais pas dans ces conditions !
« Moi aussi je t'aime. Ne me laisse pas ! Pas maintenant ! Je t'en prie. »
Ses yeux se refermèrent. Elle ne bougeait plus. Non, ça ne pouvait pas se finir ainsi !
Il la serra contre lui, anéanti. Il n'avait plus conscience de rien.
Il ne savait plus depuis combien de temps Il était là, à la tenir dans ses bras, à la bercer doucement comme si Elle dormait, comme s'Il avait peur qu'Elle ne disparaisse, quand ses parents le trouvèrent ainsi effondré. Il sentit qu'on essayait de les séparer, Il ne réagissait pas mais s'accrochait à Elle avec l'énergie du désespoir. Il était détruit. Sa vie n'avait plus de sens. Sans Elle à quoi bon vivre ?
De plus en plus de gens les entouraient mais Il n'en avait pas conscience. Il n'en avait plus conscience. La seule chose qui avait encore de l'importance pour lui, c'était Elle. Mais Elle n'était plus. C'était fini. Elle n'était plus là à présent.
Ils finirent par les séparer, ces gens en blouse blanche.
La regardant une dernière fois Il s'élança hors de la maison. Il entendit des voix crier derrière lui mais n'y prêta aucune attention. Il courait à travers les rues mal éclairées. Ces rues détrempées où Il avait toujours vécu.
Il faisait nuit. Nuit noire. Nuit sans étoiles. Nuit de détresse et de désespoir.
Il courait toujours, de plus en plus vite, le plus vite qu'Il pouvait, laissant ses larmes inonder son visage déterminé. Il savait ce qu'Il avait à faire. Ce qu'Il devait faire !
Il arriva à destination. Le pont. Ce pont même où Il l'avait rencontré. Ce pont où Elle avait déjà tenté de se tuer le jour où Il l'avait sauvé. Il l'avait déjà sauvé une fois, alors pourquoi aujourd'hui avait-Il failli ? Il aurait du la protéger comme Il lui avait promis ! Il aurait du être là plus tôt pour l'en empêcher ! Il aurait du la sauver !
Ce pont de quinze mètres de hauteur. Ce pont qui surplombait la rivière. De Ce pont Il la rejoindrait ! Il s'appuya sur l'énorme bloc de pierre servant de barrière.
Elle lui avait dit qu'Elle l'aimait pour la première fois. Il avait été heureux, seulement Il avait réalisé qu'Elle le quittait et ce pour toujours ! Elle était la meilleure chose qui ne lui soit jamais arrivée. Son premier amour. Son seul amour. Il ne pourrait jamais vivre sans Elle ! Il ne le supporterait pas. C'est pourquoi en cet instant Il franchit le dernier obstacle entre lui et le vide. Il s'assit un moment sur la barrière. Il allait la rejoindre. Ils seraient ensemble pour l'éternité. Il sauta. Il rejoignit la seule femme présente dans son cœur.

Ensemble dans la vie ou dans la mort. Elle avait choisit la mort. Il la suivait.
Il l'aurait suivit n'importe où.
Puis, Il heurta les rochers en contre bas.
C'était fini.

Amour passionnel. Amour obsessionnel. Amour mortel. Amour éternel.

 

 

Photo prise au musée des Arts et Métiers à Paris

Photographe : Moi   {#}

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Cauchemar  posté le dimanche 20 avril 2008 17:39

Blog de darkgoth2 : Sweet But Deadly, Cauchemar

 

 

Cauchemar, Réalité, Prédiction ?

 

 

 

 

Il faisait une nuit noire, comme le jour où elle avait retrouvée sa sœur, dans cette ruelle sombre, étendue, raide, froide. Son cou arborait de longues marques de crocs. Son ventre portait les traces de longues griffes. Elle avait été éventrée sans aucune pitié.

C’était leur œuvre. Leur signature.

Ely refusait que cela recommence. Elle ne voulait pas que ses parents connaissent la même fin macabre. Elle revoyait encore Maïwen sur ce sol froid et dur se vidant lentement de son sang. Cette pensée funeste lui fit presser le pas.

Nuit noire. Nuit sans étoiles. Nuit emplie de ténèbres. Ciel couleur d’encre. L’espoir s’effilochant peu à peu, s’envolant dans cette immensité.

L’adolescente courait dans les rues mal éclairées et mouillées. Il pleuvait légèrement. Quelques gouttes s’écrasèrent sur sa joue sans qu’elle y prête attention. La jeune fille courait à en perdre haleine. Il fallait qu’elle leur échappe ! Qu’elle arrive avant eux !

Le lampadaire devant elle s’éteignit au moment où elle passait dessous, ce qui ne fit que la stresser davantage.

La lumière s’éteignant doucement. L’espoir s’échappant. La vie disparaissant.

Ely courait, courait. Elle avait de moins en moins de forces et le souffle coupé, mais il fallait qu’elle les devance ! La jeune fille ne tenait plus debout mais elle continuait d’avancer. Il le fallait !

La rue tournait à droite, Ely fit de même mais trébucha sur la route détrempée et tomba à plat ventre sur le bitume. L’adolescente s’écorcha les coudes, les avant-bras, le menton, les genoux. Tentant d’ignorer la douleur elle se releva avec difficulté. Elle était couverte de sang. Ce n’était pas bon signe ! Cela risquait de les alerter ! Ils lui tomberaient dessus sans prévenir ! Elle devait se dépêcher avant qu’ils ne la trouvent ! Elle devait les sauver ! Ely se remit à courir mais plus lentement qu’auparavant, elle souffrait, mais elle ne devait pas abandonner ! Elle n’avait pas encore perdu !

Elle arriva devant chez elle et constata avec soulagement que la maison et ses alentours semblaient paisibles. Peut-être avait-elle encore une chance ! Elaria passa la porte et entra dans le salon : personne. La cuisine : personne. Il n’y avait aucun bruit dans la maison, elle paraissait vide.

C’était trop calme, beaucoup trop calme, mais elle ne s’en formalisa pas et monta au premier étage, étage des chambres, entra dans la première pièce et poussa un cri d’effroi, sous ses yeux étaient étendus deux corps baignant dans leur sang ! Ses parents !

Un spectacle sinistre s’offrait à elle. Les deux corps avaient été charcutés de la même manière. Une plaie béante s’ouvrait au niveau de leurs cage thoracique, laissant apparaître à sa vue leurs organes se déversant sur le parquet. Des bouts d’os cassés étaient immergés dans l’immense flaque de sang brunâtre qui s’étalait sur le sol.

Les mêmes traces de morsures. Les mêmes traces de griffures. C’était encore eux. Ils lui avaient prit sa sœur. Maintenant, ils lui prenaient ses parents.

La lumière s’éteignant doucement. L’espoir s’échappant. La vie disparaissant.

Elle avait souhaité que cela n’arrive jamais, mais, malheureusement son cauchemar s’était réalisé. Ses parents, sa seule famille, les êtres qu’elle chérissait le plus venaient de disparaître à jamais. Tout comme sa sœur. Il ne lui restait plus personne dorénavant.

La douleur lui enserrait la poitrine. Son souffle resta bloqué dans sa gorge sans aucune issue. Ses yeux s’emplirent de larmes, gouttes d’eau salée dégringolant le long de son cou. Ses jambes tremblaient. Son estomac se convulsait. Sa tête se mit à tourner. Ses mains se crispèrent.

Il fallait qu’elle sorte d’ici !

La jeune fille n’eut pas le temps de reculer qu’une forme noire s’abattit sur elle et l’immobilisa à terre. Elle s’était fait prendre ! Elle qui croyait qu’elle avait une chance de gagner ! C’était finit. Elle allait mourir ici avec sa famille. Cette horreur qui l’attaquait était l’un d’eux. Ils lui avaient tendu un piège et elle s’était jetée dedans sans la moindre hésitation, maintenant elle en payait les conséquences. Elle payait les conséquences de son entêtement.

 Les crocs de la créature s’approchaient de sa gorge avec une lenteur calculée comme pour la torturer davantage.

Elle ne pouvait pas mourir ! Pas maintenant ! Elle ne pouvait pas les laisser tomber ! Il fallait qu’elle tente au moins de résister ! Elle se débattit essayant de se dégager de l’emprise de l’animal mais en vain cela ne fit qu’accélérer la lente progression de sa mâchoire qui se referma instantanément sur sa gorge.

La lumière s’éteignant doucement. L’espoir s’échappant. La vie disparaissant.

 

 

Photo prise au musée des Arts et métiers à Paris

Photographe : Moi  {#}

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Brûlée vive  posté le vendredi 16 mai 2008 20:59

Blog de darkgoth2 : Sweet But Deadly, Brûlée vive

 

 

Brûlée vive 

 

 

           

                Elle marchait dans cette petite ville, déserte à l’heure qu’il était, faisant attention à ne croiser personne de sa connaissance. Si elle se faisait repérer, tout serait fini, elle se ferait arrêter et finirait sa vie sur le bûcher.

La jeune fille rabattit un peu plus sa capuche sur son visage et cacha du mieux qu’elle pouvait ses cheveux d’un roux flamboyant. Elle continua à marcher droit devant elle, se dissimulant autant que possible. Passant de coin sombre en coin sombre et longeant les habitations. Arrivée à la sortie de la ville elle se détendit un peu. Elle regarda autour d’elle, s’assurant de sa solitude, et continua à marcher dans la fraicheur de la nuit. Pourvu qu’elle ne se fasse pas prendre ! Elle prenait un risque énorme, mais il le fallait !

                La jeune fille pressa le pas, la route s’étendait au loin. Après dix minutes de marche, Felydia déambulait à présent dans l’herbe au milieu des arbres. L’adolescente était nerveuse, se retournant à chaque bruit, craignant d’être suivie. Elle regarda devant elle : elle toucherait bientôt au but.

Une fois la forêt traversée, elle trouva ce qu’elle cherchait.

Felydia s’assura une fois de plus qu’elle était bien seule avant de s’avancer face au menhir. Elle l’observa un instant en silence, pensant à son action prochaine. La jeune fille scruta les alentours une fois de plus, puis ouvrit son sac et en sortit quelques objets bien mystérieux. L’adolescente les disposa en forme d’étoile devant l’immense mégalithe, puis les encercla avec des bougies qu’elle alluma. Elle attrapa son sac, fouilla dedans et en sortit un morceau de parchemin. Se plaçant devant le pentagramme qu’elle venait de créer, elle commença à lire les mots inscrits sur la feuille à voix basse.

Une branche craqua. La jeune fille sursauta, se retourna et observa attentivement les alentours.

Felydia patienta ainsi, méfiante, cinq minutes, appréhendant le fait de voir quelqu’un surgir à tout moment des arbres. Rassurée de n’entendre plus aucun son à part le doux bruissement du vent dans les branchages, elle continua ce qu’elle avait commencé. La jeune fille récita les incantations inscrites sur son morceau de parchemin d’une voix légèrement plus forte que précédemment, ses intonations allant crescendo.

Une brume blanche fit son apparition au centre des objets déposés à terre. L’esprit allait apparaître d’un moment à l’autre. Son invocation fonctionnait à merveille. L’adolescente ferma ses yeux émeraude tout en continuant son sortilège. Elle rouvrit les paupières et cru discerner des visages autour d’elle. Felydia plissa les yeux et découvrit avec stupeur qu’elle était encerclée.

                « Ça suffit sorcière ! Arrête ça tout de suite ! hurla l’homme face à elle, l’air menaçant. »

La jeune fille abasourdie cessa de chanter. La brume s’évapora laissant dans l’air une légère impression de voile. L’adolescente ne comprenait pas. Comment avait-elle pu se faire prendre comme une débutante ? Elle avait pourtant été prudente !

Sa feuille lui échappa des mains et tomba à ses pieds se réduisant en cendres au seul contact du sol.

                « Comment as-tu fais ça ? »

Les hommes présents autour d’elle semblaient méfiants, mais l’homme face à elle la défiait du regard prêt à l’abattre si nécessaire.

                « Garde tes bras le long du corps et ne bouge pas ! Ordonna-t-il. »

Quand elle eut exécuté ses ordres, il fit signe au soldat le plus proche de la sorcière. Il s’approcha d’elle sur la défensive.

Felydia chercha un moyen de s’enfuir, mais elle n’avait aucune échappatoire. Elle était coincée ! L’homme arriva près d’elle, lui saisit les poignets fermement et lui passa les fers aux bras.

                C’était terminé. Elle s’était fait avoir par l’inquisition. Elle allait être condamnée, pour sorcellerie, à brûler en enfer pour l’éternité.

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La falaise des suicidés  posté le jeudi 22 mai 2008 20:33

 

La falaise des suicidés

 

 

 

 

****** La falaise des suicidés. C’était ainsi que les gens l’avaient surnommé. Quatre suicides y avaient déjà eu lieu. Cet endroit était devenu une véritable légende. On racontait même que les âmes des damnés, hantaient ce lieu, craint de tous. Personne n’osait s’y aventurer.

 

****** Aujourd’hui, elle se trouvait là et allait bientôt rendre ses ailes. La peur lui tordait les entrailles, mais peut-être était-ce mieux ainsi après tout. Au moins elle pourrait enfin quitter ce monde qui l’avait tant maltraité, et peut-être retrouverait-elle Thomas.

Thomas, l’homme qu’elle aimait et que la mort lui avait arraché de force. Peut-être était-ce mieux ainsi. Peut-être…

Cette pauvre petite orpheline allait peut-être enfin trouver la paix, celle que l’on disait éternelle. Elle échapperait, surement pour la première fois de sa vie, aux coups de son père adoptif.

Elle ne cessait de se répéter que c’était mieux ainsi, mais elle ne pu contenir ses larmes plus longtemps. Ses poignets la faisaient horriblement souffrir.

****** La jeune fille n’était plus qu’à un pas du bord, ses cheveux s’emmêlant au gré du vent et ses larmes se mêlant à l’océan.

****** Une brise fraîche la fit frissonner. Une silhouette d’une transparence opaque sembla se matérialiser devant elle, au-dessus du vide.

****** «  Ne pleure pas princesse 

Thomas.

Ses cheveux ébènes ne bougeaient pas, semblant être figés dans le temps. Ses yeux, bleus clairs presque blanc, avaient, en revanche, toujours cette profondeur qui leur était si caractéristique.

Il leva la main et lui effleura la joue comme pour sécher ses larmes et apaiser son chagrin.

Elle sentit une légère sensation de froid contre sa peau et ferma les yeux comme pour intensifier ce contact extraordinaire.

****** On sera de nouveau ensemble et personne ne pourra nous séparer cette fois.

Un faible sourire naquit sur les lèvres de la jeune fille.

 

Elle étouffa un petit cri.

Dans son dos une douleur la transperça.

****** La lame qui la menaçait s’enfonça un peu plus profondément entre ses omoplates. Elle sentit une perle de sang couler le long de sa colonne vertébrale.

Son second tortionnaire resserra les liens autour de ses poignets.

****** « Avance ! »

L’homme tenant la lame, entailla encore plus la peau nacrée de la jeune fille, la forçant à lui obéir.

Elle leva les yeux en direction du ciel puis, ferma ses paupières. Elle fit un pas de plus et bascula vers l’écume qui se jetait négligemment contre les rochers en contrebas.

 

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